Introduction

INTRODUCTION

La NEUVIÈM ÉDITION de l'Arboriculture fruitière paraît; la septième édition du Potager moderne publiée en 1885, touche à sa fin.

Je reprends ce livre, dont le succès a été si rapide, pour le revoir avec le même soin que l'Arboriculture fruitière, afin de laisser à la postérité une œuvre des plus complètes comme des plus pratiques, et en augmenter encore le tirage.

Le Potager moderne est le seul livre à l'aide duquel les propriétaires ont pu organiser des cultures sérieuses, et obtenir des légumes abon-
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damment et économiquement, et les instituteurs primaires organiser dans leurs jardins des cultures productives, qui ont bientôt doublé les ressources de l'alimentation publique, en ouvrant une nouvelle issue à l'agriculture, partout où elles ont été entreprises.

Devant de tels résultats, le succès du Potager moderne a toujours été en augmentant. La première édition a paru en 1864 ; la seconde en 1867; la troisième en 1873 (elle s'est ressentie de la guerre); la quatrième, dont le tirage a été augmenté, en 1875; la cinquième, tirage encore augmenté, en 1879; la sixième, dont le tirage a été doublé, en 1882; la septième, avec un tirage plus nombreux encore, en 1885 et enfin la huitième avec un tirage considérable en 1890.

Le Potager moderne marche de pair avec l'Arboriculture fruitière, et Parcs et jardins les suit de près dans leur course rapide. Cela devait être, ces trois volumes sont le fruit de plus de quarante années de travail consciencieux, et d'incessantes expériences; ils ont
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apporté la lumière dans les ténèbres de la routine, et ont facilité à tous la pratique de toutes les cultures. Depuis l'apparition de Parcs et Jardins, les jolis jardins paysagers remplacent des fouillis impossibles, et les propriétaires obtiennent avec économie une abondance de fleurs qu'ils n'osaient espérer.

Mon but, en publiant le Potager moderne, n'était pas de former des marchands de légumes, encore moins d'enseigner les fécondes cultures des maraîchers parisiens, - ces cultures ne sont possibles qu'a Paris, où les fumiers abondent et se vendent pour rien; avec le débouché de la halle de Paris, l'esprit droit et éclairé, et surtout avec les bras des maraîchers, - mais de venir au secours du propriétaire, qui ne peut se procurer les légumes indispensables en échange des sacrifices les plus considérables; à celui du rentier, du fermier, du petit cultivateur, des hôpitaux, des grands établissements, des instituteurs, de l'armée, etc., pour lesquels la production des légumes est chose importante, et qui ne produisent pas, parce qu'ils ne savent pas.